Print this page
Friday, 15 December 2017 15:01

Message from President Danny Mann

danny mann2016Training of Engineers for Societal Problems Involving Biological Systems

What is biosystems (or biological) engineering? The existence of this emerging discipline can be linked to the century-old discipline of agricultural engineering. A century ago, engineers trained in traditional disciplines having interests in agriculture, formed the American Society of Agricultural Engineers. Founding members of this society were driven to use their engineering education to remove the manual drudgery associated with the production of food. Thus, from its earliest beginnings, agricultural engineering was an application-based discipline (i.e., engineering fundamentals were applied to problems with production agriculture). In recent decades in North America, agricultural engineering has been transformed from an application-based discipline into the science-based discipline of biological engineering. As the name implies, this engineering discipline is built on a foundation of biological sciences and is intended to educate engineers who are able to apply their engineering education to a host of societal problems involving biological systems. This transformation has been widespread in the US, with many of the programs now using the name “Biological” (or “Biosystems”). Within the last decade, European universities began looking to the US to guide the transformation of their agricultural engineering programs (they tend to prefer the name of “Biosystems” Engineering).

But, what is the situation in Canada? The story is not so positive. Although some university programs have successfully achieved the transformation (Guelph – Biological Engineering; Laval – Agri-Environmental Engineering; McGill – Bioresource Engineering; Manitoba – Biosystems Engineering), others simply ceased to exist (i.e., Alberta, Dalhousie, Saskatchewan, UBC). The loss of “bio”engineering programs poses a challenge for Canada. A previous president of the CSBE[1] has stated that “Humanity is facing some of the most “wicked” challenges in our existence. These challenges are intimately entwined with issues of biology and technology. We must find a way to squeeze humanity’s growing demand for food, fiber, and fuel within the Earth’s capacity for sustainable production, while maintaining the health and diversity of the biosphere.”

For Canada to remain competitive with other nations, there is a need for engineers trained in the fundamentals of the “bio”engineering discipline. With a limited number of engineers being educated in the fundamentals of “bio”engineering at the undergraduate level (from only four programs in Canada, and only one located in western Canada), should efforts be made to attract and provide training to engineers educated in the traditional disciplines of engineering (i.e., civil, electrical, mechanical) to provide Canada with the engineers required to tackle the challenges that lie ahead? Should this be a priority for the university departments remaining in Canada? If so, is there some way we could combine our efforts to improve the chances of being successful? Should CSBE/SCGAB play a role in helping to achieve such a vision?

[1] Dr. Grant Clark is a previous President of theCanadian Society for Bioengineering. This quote appeared in the Society’s Summer 2014 Newsletter.

 

Former les ingénieurs sur les problèmes sociétaux impliquant des systèmes biologiques

Qu'est-ce que l'ingénierie des biosystèmes (ou biologiques)? L'existence de cette discipline émergente peut être liée à la discipline centenaire qu’est l'ingénierie agricole. Il y a un siècle, des ingénieurs formés dans des disciplines traditionnelles ayant des intérêts dans l'agriculture, ont formé l'American Society of Agricultural Engineers. Les membres fondateurs de cette société ont été poussés à utiliser leur formation d'ingénieur pour éliminer la corvée manuelle associée à la production des aliments. Ainsi, dès ses débuts, le génie agricole était une discipline fondée sur l'application (c.-à-d., les principes fondamentaux de l'ingénierie étaient appliqués aux problèmes de production agricole). Au cours des dernières décennies en Amérique du Nord, le génie agricole est passé d'une discipline fondée sur les applications à la discipline scientifique du génie biologique. Comme son nom l'indique, cette discipline d'ingénierie repose sur les sciences biologiques et vise à former des ingénieurs capables d'appliquer leur formation d'ingénieur à une foule de problèmes sociétaux impliquant des systèmes biologiques. Cette transformation a été largement répandue aux États-Unis, de nombreux programmes utilisant maintenant le nom «Biological» (ou «Biosystems»). Au cours de la dernière décennie, les universités européennes ont commencé à se tourner vers les États-Unis pour guider la transformation de leurs programmes d'ingénierie agricole (ils ont tendance à préférer le nom de «Biosystems» Engineering).

Mais, quelle est la situation au Canada? L'histoire n'est pas si positive. Bien que certains programmes universitaires aient réussi la transformation (Guelph - « Bioresource Engineering », Laval - Génie agroenvironnemental, McGill - Génie des bioressources, Manitoba – « Biosystems Engineering »), d'autres ont simplement cessé d'exister (Alberta, Dalhousie, Saskatchewan, UBC). La perte de programmes de génie «bio» représente un défi pour le Canada. Un ancien président de la CSBE / SCGAB 1 a déclaré que « l'humanité est confrontée à certains des défis les plus« méchants »de notre existence. Ces défis sont intimement liés aux questions de biologie et de technologie. Nous devons trouver un moyen de réduire la demande croissante de nourriture, de fibres et de carburant de l'humanité dans la capacité de production durable de la Terre, tout en préservant la santé et la diversité de la biosphère. »

Pour que le Canada reste compétitif sur la scène mondiale, nous avons besoin d’ingénieurs formés selon les fondements de la bioingénierie. Avec un nombre limité d'ingénieurs formés aux principes fondamentaux de la bioingénierie au premier cycle (seulement quatre programmes au Canada et un seul dans l'Ouest canadien), des efforts devraient-ils être déployés pour attirer et former des ingénieurs des disciplines traditionnelles de l'ingénierie (civil, électrique, mécanique) et ainsi fournir au Canada les ingénieurs nécessaires pour relever les défis qui l'attend? Cela devrait-il être une priorité pour les départements universitaires qui restent au Canada? Si oui, y a-t-il un moyen de combiner nos efforts pour améliorer les chances de succès? La CSBE / SCGAB devrait-elle jouer un rôle dans la réalisation de cette vision?

[1] Dr Grant Clark est un ancien président de la Société canadienne de génie agroalimentaire et de bioingénierie. Cette citation a été publiée dans le bulletin de l'été 2014 de la Société.

Read 152 times Last modified on Friday, 15 December 2017 15:17
Danny Mann

Email This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.